Petite expérience à partager.
Envoyez-nous les votre, faites-nous vivre les matches de la fonction que vous occupez.
Arbitres, coachs, soigneurs, joueurs...
Dimanche 1/10/2006, ST-HERBLAIN O 2 / INGRANDES FRE 3-2
Pour la première fois me voila délégué à la police du terrain.
Même pas les fesses entre deux chaises, puisque rien n’est prévu pour s’asseoir.
Coup de chance, la pluie a cessé.
Plantée comme un piquet dans mes bottes en caoutchouc et ma tenue étanche, mon ballon de match sous le bras, une chasuble rouge en guise de brassard, j’ai l’aire fine.
Je m’oblige à me taire.
C’est déjà très difficile en temps normal – faut pas croire ; j’ai une grande gu…mais là, la fonction oblige ; je croise les doigts, je souffre en silence…De plus si l’une des joueuses se blesse je ne peux même pas intervenir.
Les bancs se tiennent tranquilles, et les coachs respectent leurs surfaces techniques.
But ! Moins une ; j’ai failli sauté de joie et battre des mains.
J’observe, je critique en silence (critiqué est si facile…) ; pourtant c’est frustrant.
Même là je n’arrive pas à regarder jouer l’adversaire, seules « nos filles » m’intéressent.
Les minutes s’égrènent plus difficiles que jamais.
Expulsion ! Une joueuse adverse vient de sortir, je l’invite à retrouver le vestiaire.
Après la surprise – aurais-je mal interprété mon rôle à la lecture des lois du jeu ? – elle accepte de s’y rendre et je retrouve ma place.
J’ai perdu le fil du match; je n’ai pas vu le but salvateur.
En rentrant au vestiaire je ne connais même pas le score.


